Florilège argotique
L'extrême misère sexuelle de certains adolescents s'oppose à un panel de mots pour désigner la femme très important. On dénombre ainsi des : belette, caille, charnelle, clira, dama, damoche, djig, fatma, fébosse, fillasse, gadji, gavali, gazelle, go, gorette, meuda, meuf, og, racli, radasse, rate, rumo, soua, souris, tasse, taspé, taspèche, taupe, zesse, zessgon, zouz pour désigner une femme quelle qu'elle soit, des WW, cellpu pour désigner la fille vierge, des fax, findus, skeud pour désigner la fille maigre, des bombe, bombax, beubon, canon, Mururoa pour désigner la jolie fille ou au contraire le thon, cendrillon, cake, gros cake, gros thon pour désigner la fille laide. Cette prolifération de vocables rend compte d'emprunts lexicaux divers tant à l'argot ancien (gonzesse), aux parlers tziganes (gadji), à l'arabe (toubabesse) que l'anglo-américain (skeud). A cela se rajoutent les lexiques ayant trait à l'activité sexuelle évidemment fantasmatique avec les femmes. Les jeux de séduction vis à vis d'une jeune fille se retrouvent dans l'expression racler une rate ou brancher ou fèch ou se pécho une meuf. L'activité sexuelle est désignée par l'expression se faire ou niquer une meuf, ou plus vulgairement fucker, réti, tirer, tiser une meuf.
Source: Psychasoc - Institut Européen Psychanalyse et Travail Social
Du côté des garçons ou les violences verbales à caractère sexiste dans un quartier HLM de LAVAL par Laurent CAMBON
Source: Psychasoc - Institut Européen Psychanalyse et Travail Social
Du côté des garçons ou les violences verbales à caractère sexiste dans un quartier HLM de LAVAL par Laurent CAMBON
par Serpoga le 5.9.06
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